Bague ancienne en or et chrysobéryls. Portugal, 18e siècle.

Grande bague de cour en or rose à chaton en navette serti d’un pavage bombé (« en carapace de tortue ») de chrysobéryls (autrefois appelés « chrysolites ») taillés au calibre et bordé d’un fil perlé. L’anneau a des épaules ornées de fleuron. Tout est original. Il ne s’agit pas ici (comme on le voit trop souvent) d’un remontage d’un élément ancien en bague.
Cette bague est une des plus belles de ce type que j’ai eues. Elle est de grande taille. La couleur des chrysobéryls est parfaite (les photos ne leur rendent pas justice). Toutes les pierres sont d’origine et d’un éclat formidable, aucun paillon n’ayant été altéré par l’humidité.

Portugal, dernier quart du 18e siècle.

Dimensions du chaton : 36 x 27 mms.
Taille du doigt : 52 (modifiable)
Poids : 11,4 grs

Comparanda : Five Centuries of Jewellery, National Museum of Ancien Art of Lisbon, 1995. ref. 123 / Anna Beatriz Chadour, Ringe, Rings, The Alice and Louis Koch Collection, 1994. ref. 957-958

Les bagues de cour portuguaises sont toujours très ostentatoires, conçues pour être visible de loin lors des bals et cérémonies donnés à la cour. Les pavages de pierres en provenance du Brésil, très spectaculaires, avaient la faveur des grandes dames du 18e. Les conventions sociales de ce temps imposaient aux femmes de l'aristocratie de se retirer dans des couvents à la mort de leur époux. Elles léguaient alors leurs bijoux à ces institutions et c'est ainsi qu'ils se retrouvent actuellement dans les musées du Portugal. Cf. Five Centuries of Jewellery, National Museum of Ancien Art of Lisbon, 1995.