Bague médiévale en or et diamant en “pointe naïve”, 15e siècle.

Exceptionnelle bague du moyen-âge en or, à jonc massif, de section carrée et chaton quadrilobé à larges échancrures en forme de pétales, sertissant un diamant de forme pyramidale, dit “en pointe naïve” (c’est à dire “native”), qui reprend la forme naturelle du diamant brut, simplement poli sur les pentes et les arêtes. La force et la sobriété de cette bague rarissime est très évocatrice de la période médiévale. La présence d’un diamant est exceptionnelle et conférait à cette anneau, à l’époque de sa fabrication, une valeur très importante, car les diamants étaient très rares avant le 16e siècle (provenant d’Inde) et très délicats à tailler.

Travail occidental, seconde moitié du 15e siècle.

Poids de la bague : 10,1 grs
Taille du doigt : 54

« La taille la plus fréquente pour le diamant était la pyramide qui respectait la stucture octoèdre de la pierre. Les diamants en pointe, connus aussi sous le nom de « diamants à écrire », parce qu’ils pouvaient servir parfois à écrire sur les vitres, sont représentés sur les dessins du 16e siècle, comme ceux d’Etienne Delaune… » écrit Charlotte Gere, in Anne Ward, John Cherry, Charlotte Gere, Barbara Cartlidge, La Bague, Paris, 1981.

Les premiers diamants taillés dans le monde le furent en Europe, soit à Venise, soit à Florence ou Gênes, à la fin du 14e siècle. « la première des tailles ne fut qu’un re-surfaçage de petits ou moyens octoèdres arrivés bruts des Indes, via l’Italie. » (Hubert Bari, in Diamants, Paris, 2001) Avant cette date, on se contentait de « pointes naïves », c'est-à-dire d’octoèdres bruts. On trouve quelques diamants taillés en pyramide sur des bagues du 15e siècle (voir illustrations jointes). Le serti polylobé apparait également à la fin du 14e siècle (voir illustrations jointes)