Pendentif en or émaillé et pierres précieuses de style néo Renaissance.

Pendentif en or, du 19e siècle, inspiré de la Renaissance, dans le style dit « holbeinesque » (qualifié ainsi d’après les bijoux qu’Hans Holbein a représentés sur ses portraits et qui ont servi de modèles à certains joailliers du 19e siècle). Ce somptueux pendentif, de forme ovale, a reçu un magnifique décor en émail polychrome, proche de celui qui existe sur le médaillon de Thomas Gresley (vers 1574). Il est serti, au centre, d’un saphir jaune naturel du Siam (d’un poids d’environ 2 carats) et il est rehaussé de 4 rubis birmans et de 8 brillants taille ancienne. La bélière, également en or émaillé, est rehaussée, elle aussi, d’un rubis birman. Une perle fine baroque, surmontée de 3 petits rubis, est suspendue en pampille. L’arrière du pendentif est orné d’un ravissant décor gravé.
Excellent état d’origine avec quelques minuscules manques d’émail au niveau des anneaux de liaison et en bas de la belière et une petite égrisure d’angle au dos d’un des rubis.
Travail anglais, dans le style néo-Renaissance, vers 1865.

Longueur total du bijou : 70 mms
Dimensions du motif oval central : 34 x 30 mms
Poids : 18.1 grs

Un certificat du laboratoire GemParis (n° 20181973995) atteste l’origine Birmanie des rubis et l’origine Siam du saphir jaune. Il atteste également qu’aucune des pierres n’a reçu le moindre traitement.

L’origine des bijoux holbaneisques est discutée par Geoffrey Munn dans son ouvrage intitulé « Castellani and Guiliano, Revivalist Jewellers of the 19th century » (1983, p.165 sq). Il en ressort que les pendentifs du type de celui-ci apparaissent à Londres vers 1865 et sont proposés à une clientèle riche par des joailliers aussi prestigieux que Hancock, Robert Phillips, John Brogden et Carlo Guiliano. Ce style est évidemment à mettre en rapport avec l’esthétique pré-raphaéliste qui se répand en Angleterre après 1850.